Drift meets… John Wesley

http://www.driftmagazine.co.uk/index.php/archives/9267#more-9267

John Wesley in California

 André Falcão: Tell us about when and how you started surfing.

John Wesley: I started surfing when I was eight years old, my dad surfed so he went out a got me this insane board for 25 Dollars at a garage sale, I just remember that summer being so stoked when my parents would take me down to the beach and it was all I wanted to do.

AF: What was your perception of surfing during that time?
JW: Yeah when you’re eight you don’t really know much, I mean I surfed one spot, didn’t know about tides or swell, just knew if you go to the ocean there’s waves to surf, (laughs). But as I got older I became a lot more competitive and literally surfed every day, surfing was the only thing on my mind.

AF: Who were your main influences in that time?
JW: For a while, when I was 10-14, my main influences for surfing were all the guys in the Bruce Brown films, lead by Phil Edwards. At this age in my life I was really mesmerized by the fun summer-time vibe of striped shirts and high Levis and boards with D-fins.

AF: You still have your first surfboard, a 6’10” semi-gun. Why do you keep this surfboard? What do you like the most about it?
JW: I still hold on to that board mainly for memories, it’s a pretty wild shape when you look at it. With those six channels and all, but I just broke a side fin off it last time I rode it so its safe to say its retired for now.

 

John Wesley à l’atelier en mai….

Le tout jeune shaper John Wesley arrive chez UWL fin mai. Déjà venu en France il n’a pas encore mit le pied dans l’atelier d’UWL, c’est alors un événements à ne pas manquer! N’oubliez pas de réserver vos customs.

Son jeune âge ne veut rien dire : John a une grande expérience, acquise lors de ses voyages et de ses sessions. Il conçoit alors des planches pour différentes conditions, mais aussi en fonction de vos envies. Il a grandi entre Mission Viego et Dana Point en Californie et est actuellement revenu à Dana Point. 
C’est à l’âge de 8 ans qu’il a sa première planche : une  6’10” six-channel, semi-gun thruster shapée par  Rick Rock, ce qui lui permet de commencer le surf. C’est alors très jeune qu’il prend goût à la compétition, encouragé par sa famille de sportifs. Petit il admire ses amis ou encore des surfeurs ayant tournés dans des films comme Rob Machado. Son premier board customisé est un 5’0” yel­low keel fin fish shapée par Midget Smith. Dès lors il surfe d’avantage. La question de la fabrication des planches l’a toujours interpellée, mais c’est son ami, Dodge Weirath, avec qui il commence à shaper des planches dans son garage. A cette époque John se dit qu’il ne pourra pas devenir shaper mais qu’il pourrait apprendre le glass. Il va alors apprendre, pendant une semaine chez Terry Martin, comment mieux shaper et créer des planches plus solides.
Après ce passage chez Terry Martin, qui devient donc son tuteur,
 il travaille pendant des années pour Robbie Kegel. Ce job lui permet de voyager un peu partout dans le monde (Australie, Japon…). Ces voyages lui ont fait réaliser à quel endroit il voulait shaper. John apprécie beaucoup le Japon qu’il qualifie de “nouveau monde” mais il aime aussi beaucoup l’Europe et notamment Biarritz qui est même un de ses spots préférés avec ceux de la Californie. 

Le jeune shaper s’inspire de Bob McTavish, Nat Young, Wayne Lynch, et Ted Spencer (pour ne citer que les principaux). Il créé aussi ses planches par rapport à sa propre vision des choses. S’il est shaper aujourd’hui c’est grâce à son ambition et à sa vision du surf. C’est par ces aspects qu’il explique le choix de donner à sa marque son propre nom.
Sur son site (qui est lui aussi tout jeune : 
http://johnwesleysurf.com/) déjà 8 modèles sont proposés. Les meilleurs shapers du moment selon lui sont Jeff McCal­lum, Joel Tudor, Matt Cho­j­naki, et Dave Allee.

L’univers du surf, du shape et sa communauté est ce qui le rend le plus heureux.
Il définit cet univers comme à part : si il n’y avait pas eu le surf sa vie aurait été transformée (il aurait dû faire des études, choisir un métier…). De plus le surf n’est pas son métier, il n’a donc aucune pression lorsqu’il surfe. Il profite pleinement des vagues sans se soucier des photographes. Il dit ne pas vouloir changer de vie même s’il a commis des erreurs car elle a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui et il apprécie ce qu’il est en train de devenir. Pour lui la plus belle leçon de la vie est que l’on peut faire et être ce qu’on veut dans notre vie, à condition d’être prêt à travailler dur et à repousser nos limites (“  you can truly be and do any­thing you want in your life, as long as you’re really will­ing to work your hard­est and be pushed to your limit of almost failure”). 

Pour plus d”info :
http://www.liquidsaltmag.com/2012/02/john-wesley/